Municipales à Amiens : à droite, Aurélien Caron entérine ses divergences avec Hubert de Jenlis

Le candidat (LR) a fait part ce samedi 17 janvier 2026 du refus du maire et candidat d’accéder à ses propositions en vue d’un rassemblement. Il poursuit donc sa campagne et s’engage, s’il est élu à n’être que maire d’Amiens.

Il « avance ». Aurélien Caron (Les Républicains), candidat aux municipales des 15 et 22 mars 2026, tenait une conférence de presse ce samedi 17 janvier 2026 dans un bar du centre-ville, pour dire sa division avec Hubert de Jenlis, le maire (Divers droite) d’Amiens et candidat lui aussi.

« Nous sommes favorables à un rassemblement de la droite et du centre, mais nous nous heurtons à un mur de la part d’Hubert de Jenlis, constate-t-il. Il n’a jamais répondu à notre proposition d’accord qui date de la fin-décembre ». Il ira donc au premier tour avec son équipe Amiens ville d’avenir. « Notre agenda de campagne est rempli jusqu’au 15 mars et notre objectif est d’être en tête au second tour », affirme celui qui va inaugurer un local de campagne de 300 mètres carrés, boulevard Alsace Lorraine, au rez-de-chaussée d’Appart city vendredi 23 janvier 2023. « Et nous sommes déjà en contact avec d’autres listes de la droite et du centre pour le second tour ».

Aurélien Caron a aussi avancé sur la répartition des rôles. À lui la Ville, et à Pascal Fradcourt (parti radical) la présidence d’Amiens Métropole. La gouvernance était un point de divergence avec Hubert de Jenlis. « Je considère qu’il faut écouter les maires qui, dans une lettre ouverte au mois de décembre, demandent que le maire d’Amiens ne soit pas aussi le président de la Métropole ». Président de Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) de la Somme, Pascal Fradcourt était dans l’équipe de Brigitte Fouré de 2014 à 2020. « Nous nous entendons très bien avec Aurélien, et donc il n’y aura pas deux cabinets distincts comme c’est le cas aujourd’hui pour la Ville et la Métropole ».

Le candidat, qui est aujourd’hui prêt à partir sans l’investiture de son parti, tacle aussi Hubert de Jenlis sur son slogan « Nous, les Amiénois » et met en doute sa volonté de rassemblement. « Qui n’est pas Amiénois pour lui ? ». Puisqu’Hubert de Jenlis refuse d’accorder à Aurélien Caron le nombre de places demandées sur sa liste, lui met en avant une « liste citoyenne » où les « quotas en fonction des partis politiques n’ont pas leur place ». Il est vrai que ses soutiens ne se sont pas forcément cartés. À l’image d’Adeline Monier, cheffe d’entreprise et créatrice de bijoux de peau de luxe.

Article paru dans le Courrier Picard du 17 janvier 2026 (https://www.courrier-picard.fr/id690012/article/2026-01-17/municipales-amiens-droite-aurelien-caron-enterine-ses-divergences-avec-hubert-de).